

Les Romains ont démontré des trésors d’ingéniosité pour réaliser des mortiers pour des ouvrages aussi différents que : habitat, ponts, routes, adduction d’eau, décoration, grâce notamment à une parfaite connaissance des éléments minéraux, végétaux et animaux.
Au XIX siècle, l’avènement des liants hydrauliques issus de calcaires argileux, cuits à haute température et broyés, supplanteront progressivement la chaux au bénéfice de caractéristiques mieux adaptées à la construction moderne (rapidité, résistance), mais délaissant les qualités ancestrales (souplesse, inertie, salubrité ...).
Les avantages de la chaux furent réhabilités avec la rénovation des bâtiments anciens du fait de sa meilleure compatibilité technique.
Aujourd’hui, l’usage de la chaux s’impose pour maçonner les matériaux traditionnels, les ouvrages sensibles aux chocs thermiques, ainsi que dans la recherche d’une meilleure qualité environnementale.
Sa mise en oeuvre relève des DTU 26/1 et 20/1 entre autres, mais elle est surtout l’expression du savoir-faire de l’exécutant.
Les qualités des chaux aériennes modernes ont beaucoup progressé et permettent même aux non initiés d’envisager tout type de travaux avec une sécurité totale.
L’adjonction de pouzzolanes (poudre de roche volcanique) à la chaux aérienne, permet d’améliorer naturellement ses propriétés de résistance aux intempéries, aux sels, en créant une hydraulicité latente qui contribue au développement de résistances mécaniques comparables à celles des liants hydrauliques, sans en avoir les inconvénients.
Les mortiers de chaux aérienne pouzzolanique sont comparables au "ciment des romains".